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Dernières publicationsvendredi 11 août 2006Article : Thing Casser le monde en deux. On me suggère de suivre un entraînement de boxe. Mais même cela ne suffirait pas. Le monde je le hais. jeudi 10 août 2006 Article : A Georges Bataille... Le don du foutre Dire d’abord les images fortes et nouvelles. Pas celles de la rétine. Pas celles de la réalité. Mais celles bien spécifiques, intérieures et mentales que seule la grande littérature sait créer... mercredi 26 avril 2006 Article : ILYA V. une très pure passion Enfant je suis restée, qui aime les images. Les images, les très rares. Pas celles improprement appelées telles, infâmes répliques de la réalité. Infâmes comme l’est la réalité. mercredi 2 mars 2005 Article : ACE FALL La vraie question est : Comment parler du secret ? Le comment et le contenu dépendent l’un de l’autre. Impossible de les séparer. Si on maltraite ce beau Fruit, qui n’est actif qu’en restant tout uni, si on cherche à séparer le jus et la pulpe, on passerait à côté de l’essentiel, ne pouvant pas y mordre... Le fruit serait détruit, bon à jeter... mardi 30 novembre 2004 Article : Fille des sables "Tu vois ce petit cercle, là ? Au-dessus de la fente, oui... C’est un O. Quand Dieu a vu la datte, il l’a trouvée si jolie qu’il s’est exclamé : Oh ! le beau fruit ! Et le O s’est imprimé sur son noyau", répétait Antonin chaque fois qu’il ouvrait une datte devant moi... dimanche 31 octobre 2004 Article : Ronce Noire Mon départ brutal a gravé sur ta poitrine le sentiment si terrible de la solitude et de l’abandon. Tu le crois irrémédiable en même temps qu’il pourvoit ton regard d’un voile de profondeur charmant. Ta soif de me retrouver te fait presque frémir de rage. Voilà, maintenant je peux te le confier sans crainte, prépare-toi à l’impossible... Car tu vas me retrouver... dimanche 8 août 2004 Article : Le désir de Gombrowicz Le pouvoir de conceptualisation caractérise l’humain. Par la conceptualisation la chose s’intègre à l’univers mental de l’humain. Elle s’y incorpore. Elle devient lui. Il est contaminé par elle. Il peut la transformer en mot qui sort de sa bouche. Quand il fait cela, il montre qu’il est possesseur de cette faculté d’incorporer les choses. Celui qui l’entend, par son écoute, participe du même processus exactement. Il peut entendre celui qui parle parce que lui aussi a ce pouvoir d’incorporer la chose en la transformant en mot qui pénètre en lui... mardi 3 août 2004 Fiction (intégrale) : Mes sonnets Depuis que je te connais, je ne crains plus. La course du temps. D’avoir un jour une peau marquée. J’imagine mon vieux visage futur, presque impatiente. Déjà. A l’idée d’être caressée. Par toi. Qui l’aimeras jusqu’en ses rides.Quand je serai vieille, tu promèneras ton doigt sur l’une d’elles, et je me mettrai à penser aux moments de notre jeunesse, à nos nuits splendides. Elles viendront... mardi 3 août 2004 Fiction (intégrale) : Raccord Cut Pablo, allongé près de moi, regarde dans le vide, l’air absent. Cet air un peu triste d’après l’amour. Après l’amour, moi, je ne connais pas ces états d’âme qui laissent un peu désemparé. Cela ne marque pas une coupure, un aparté dans ma vie. L’amour, j’ai l’impression de baigner dedans...toujours. Je me suis remis à lire un livre sur l’envers des choses, de ce qui les créée, en secret. J’aime explorer tout ce qui est caché. C’est pour cela sans doute que j’aime tellement l’amour. Ce livre m’aide justement à comprendre un peu ce qui m’arrive depuis ces derniers mois, cette chose si intense et exaltante qu’elle m’affole presque... dimanche 1er août 2004 Article : Permafrost Le permafrost est un réfrigérateur très sûr. Les habitants des régions polaires, avant d’être colonisés complètement, avant que soient éteints leurs modes ancestraux, y creusaient des trous pour conserver la viande. Pas de risque de panne avec ce sol gelé en permanence. Un réfrigérateur naturel plus performant que n’importe quelle haute technologie.C’est dans sa fonction de trou, de cache, de niche que le permafrost peut faillir. Parfois en Sibérie il se fissurait, s’entrouvrait, lâchant son contenu enfoui. De la montagne, des amoncellements de morts tout à fait intacts se déversaient devant les détenus qui étaient, eux, sinon encore à peu près vivants, du moins plus tout à fait humains. ... mardi 29 juin 2004 Article : Au delà de l’écran Le réel, l’un des mots les plus flous à définir, concept aussi insaisissable que le référent qui le détermine. Comme pour en fixer les contours, dans la tentative un peu hâtive pour le tenir, pour amoindrir sa fluidité ne manquant pas d’insolence tant elle est souveraine et peu fiable, nos contemporains rabattent la notion de réel sur celle de quotidien en ce qu’il aurait de banal, ou encore sur celle de dureté ou d’ennui de la vie.En outre, comme les actes quotidiens sont peu portés au rang de fiction, les oeuvres les employant peu souvent ou alors sublimés en quelque chose d’autre par le transfert opéré par la mise en oeuvre artistique, le quotidien est jugé souvent comme peu, voire pas du tout, empli de facteurs de fictionnalité. Faire la vaisselle par exemple, quoi de plus banal, trivial. Or, ce n’est pas l’acte en lui-même qui l’est, seulement la manière, l’affect qui accompagnent cet acte... vendredi 3 octobre 2003 Fiction (extrait) : La maîtresse des cerfs-volants (extrait 3) Nu il s’allonge contre moi et se blottit comme un enfant.L’amour est l’envers exact du néant, son image supportable. L’amour, déjà lui-même insupportable. J’ai brisé mes vieux rêves en cassant les établis de la serre. Et quand l’enfant vient dans la matrice, je suis son cerf-volant suprême, son ultime oeuvre d’art. Lui non plus ne sait pas que je n’en suis que le fil, ANGE... jeudi 2 octobre 2003 Fiction (extrait) : La maîtresse des cerfs-volants (extrait 2) Ma main crispée sur le socle jaune, je m’apprête à veiller. Je sais qu’en cette nuit d’orage ne me viendra pas le sommeil trouble.Pas de rêves déchirés de cauchemars et de merveilles ; somme moins prolongé que mes amoureuses insomnies. Je ne vais pas dormir du tout. Fenêtres fermées dans la chaleur moite, Etouffante, le vent reste au-dehors. Laisse tranquille mes candélabres allumés. Le socle jaune crisse déjà entre mes doigts qui se sont crochus... mercredi 1er octobre 2003 Fiction ( extrait) : La maîtresse des cerfs-volants (extrait 1) Je fixais la prise de courant à l’angle du lit. Il était mort.Il me plaisait de le croire. Même si je ne devais plus le revoir se lever et bouger, je restais amoureuse de ses doigts nerveux et longs qui m’avaient travaillée la veille dans l’après-midi et une bonne partie de la nuit. Je fais un élevage de cerfs-volants que je fais naître dans mes serres. C’est une culture délicate et très coûteuse, dévoreuse d’argent et d’énergie... mercredi 3 septembre 2003 Article : Tu ne dévoileras... Et la lumière aussi bien sûr peut être aveuglante.Fixer le soleil est impossible, sous peine d’aveuglement, de brûlure de la rétine. Renvoyer la lumière du soleil avec un miroir provoque le feu. Une parenté plus qu’étroite, incestueuse, unit la lumière, source de l’apparition, et la chaleur, la brûlure, le feu. Mais ce n’est pas le fait de voir qui fait brûler. Le soleil ne se fixe pas dans l’intention de voir le monde, mais ne se contemple que pour lui-même ; regarder le soleil c’est vouloir percer son secret, devenir aussi soleil. Entrer dans la lumière, devenir la lumière, dispenser la lumière à son tour. Révéler. Jusqu’à en devenir, parfois... |
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